Ça devait être en 1972. Ou était-ce en 1975 ? Peu importe, il n´arrive plus à le situer avec précision... Fils unique d´un couple très modeste (papa Antoine pêcheur, maman Raymonde exclusivement mère au foyer pour s´occuper du marmaille), il barbote devant la case, ruelle du cimetière à Saint-Pierre. À 6 ans, il frotte ses culottes sur les bancs grossiers des réputés sévères frères de Saint-Charles. Ceux-ci dispensent un enseignement de qualité, alliée à une certaine rigidité, où la musique est une discipline aussi importante que la dictée ou le calcul et où le jeune Camille Jack Lechat apprend ses droits et devoirs et surtout le respect de l´autre. Il aime la chanson. Il aime aussi ses proches et même tout le monde. Sa grand-mère maternelle le verrait bien prêtre. Père Jacky ! Ou au moins frère. Trois années de noviciat à Saint-Michel ne le transforment pas en religieux. Il faut croire que "la vocation n´était pas au rendez-vous". L´adolescent réintègre Saint-Charles. Il a gardé la musique dans la peau et monte "les Cosaques" au sein de l´école, - le premier d´une série d´orchestres et de collaborations. C´est le temps des radio-crochet. Et, à 15 ans, Jacky (comme on l´appelle) remporte le grand prix d´interprétation de la chanson française à la quinzaine commerciale de Saint-Pierre. Avec "Belles, belles, belles" du virevoltant Clo-Clo. L´accompagnait l´"Ery´s band", l´orchestre du déjà fameux pianiste Ery Vauquelin. La fréquentation de telles scènes populaires l´amène à croiser la route d´Élord Fontaine, artiste aux multiples talents (auteur, compositeur, interprète, animateur au verbe coquin, etc). Père d´un autre futur ségatier, Élord le conseille utilement. Jacky le chanteur et les différents orchestres qui l´accompagnent (dont le CSP Guitares de ses vieux copains Joël Smith, Paul Céleste, Roland et Jean-François Payet, Jean-Claude Von-Pine, Cuvelier...) écument les p´tits bals du samedi soir et les surboums du dimanche après-midi. Rien de tel pour se forger une réputation !

Un déclic inattendu

Mais le déclic,... qu´il n´attend pas, viendra en 1972 d´une chanteuse chouchoutée par les amateurs de chanson locale, qui commence à se faire un nom, qui passe à la radio car a déjà enregistré. Jacqueline Farreyrol l´a entendu chanter. C´était à la maison des jeunes de Saint-Pierre, où Élord animait un spectacle pour les gramounes, se souvient Jacky. Conquise à la fois par sa voix et ses compositions, elle entrevoit l´important potentiel du jeune homme un peu gauche mais débordant d´enthousiasme et de naturel. Elle l´interroge. Il n´a encore jamais enregistré. Généreuse, elle lui dégote l´année suivante un rendez-vous avec Jean-Jacques Cladère, directeur du prestigieux label "Disques Jackman". Guitare en bandoulière, le petit Saint-Pierrois monte à Saint-Denis avec une cinquantaine de chansons. Distant, le professionnel lui fait passer une audition. Flairant vite le bon filon, il le met à l´épreuve. Jacky confirme. Cladère retient vingt chansons... qu´il destine à ses poulains déjà confirmés. Mais il reste coi. "À l´époque, c´était beaucoup plus sérieux qu´aujourd´hui. On ne mettait pas les pieds dans un studio d´enregistrement sous prétexte qu´on était capable d´écrire un couplet et un refrain !" Et Jacky... regagne Saint-Pierre. Faut pas rêver ! Six mois après, Cladère le convoque et lui fait signer un contrat d´édition et d´interprétation. Dans la foulée, il lui commande deux chansons en duo pour le prochain 45-tours des plus en vue de son catalogue, Maxime Laope et Benoîte Boulard, que Jacky ne connaît ni d´Adam ni d´Êve. Le "couple" se donne parfois la réplique sur scène mais n´a jusqu´ici jamais enregistré ensemble. "Cladère était génial, mais exigeant. Il savait ce qu´il voulait..." Le jeune auteur-compositeur s´exécute et livre "Juliette eq´ Roméo" et "Té le bon temps".

Une plume arrachée

Et voici que Maxime s´en mêle ! "Il était un pilier de Jackman. Il pouvait donc dicter sa volonté." Jacky accepte d´adapter le second texte à la musique de "Mon malbaraise" de Jules Arlanda. "C´était pour moi mieux vu de le contenter. Et c´était d´une telle facilité que ça ne me dérangeait pas. Maxime a une voix un peu spéciale. Il lui faut des chansons assez faciles, sans trop d´accords. Benoîte, elle, préférait "Té le bon temps". Sa voix s´y collait tellement bien. Mais c´était Maxime qui décidait. C´était un boug´ difficile ! Une de ses qualités, c´est qu´il arrivait à s´imposer. "Aujourd´hui, je n´aurais pas accepté de le satisfaire. Même s´il s´appelait Johnny Halliday. Mais à l´époque, j´avais soif de reconnaissance et n´étais pas en position de force. Maintenant, je refuse à beaucoup de jeunes chanteurs la reprise de mes anciennes chansons. Ou leur adaptation en ségas mauriciens. Ou en zouk-love. Je veux que du Jacky Lechat reste du Jacky Lechat !" Sa chanson devient "Not´ bon vieux temps". Et fait un tabac, dès sa sortie en face A (en... 1976, tout de même). Prévue pour la face A, "Juliette eq Roméo" n´est pas enregistrée : il a refusé d´adapter le texte à la musique de "La rosée tombée", parce que "ça ne convenait vraiment pas", est un peu éclipsée. Jacky la reprendra bien des années plus tard, en duo avec Gisèle. Quant aux chansons sélectionnées par Cladère... quatre ans plus tôt, elles sont toutes des succès immédiats (souvent, surtout... les faces B !) en 1977 sur les 45-tours de Joëlle Paris ("La bague au doigt"), Pierrette Payet ("Ça même l´amour"), Michel Adélaïde ("Mi prend précaution"), Georges Amaury ("Chacun son misère"), ces deux derniers surtout étant "capables de rentrer dans n´importe quelle chanson". Idem en 1978 avec Marie-Armande Moutou ("Tu crois trop le sort"), etc. Des grands noms que le marmaille qui "sorte derrière soleil" ne connaît même pas. "C´était parti ! Et après, ce fut tout un enchaînement..." Même les interprètes refusés par Cladère et qui enregistrent chez "Issa-Disques" lui réclament des chansons. Le producteur dionysien grave aussi quatre titres chantés par son prolifique poulain. Sorti fin 1975 à l´approche des fêtes, le 45-tours de circonstance "Chante Noël" (avec "Papa Noël" et "Bonne année") ne remporte pas le succès escompté. Mais ce n´est que partie remise, puisque le suivant comporte... deux tubes, "L´amour va tuer moin" et "Pauvre marmaille", qui vont contribuer au lancement de Jacky Lechat chanteur en restant pendant trois mois en tête du hit-parade de l´ORTF, la radio locale. Il récidive sans tarder avec "L´argent carnet" et "Arrête fais le cagnard". Car, le parolier et compositeur est déjà arraché ! Modeste et reconnaissant, Jacky associe à son succès le Club Rythmique, l´orchestre qui accompagne tous ceux qui enregistrent chez Cladère. "La force des disques Jackman, c´étaient les arrangements du Club." En quelque sorte, l´orchestre étalon, à la fois de studio et des bals de classe, que se payaient par exemple la gendarmerie ou la préfecture, dont les soirées étaient des références. "De toutes façons, un chanteur qui n´enregistrait pas chez Cladère ne pouvait pas se payer cet orchestre, question de moyens. Et l´auto-production était également impossible, pour les mêmes raisons. Tous les grands noms ont débuté chez lui. La sélection était extrêmement sévère..."

La meilleure garantie

Durant cette seconde moitié de la décennie 1970 et jusque dans le courant de la décennie suivante, on compte en permanence une demi-douzaine de récents 45-tours comportant des chansons signées Jacky Lechat sur le marché. Servies par lui-même ou par les interprètes les plus chéris du public réunionnais. Chaque disque se vend à "20 000 exemplaires à monter, pour un succès". Et le succès est toujours au rendez-vous pour Jacky, un des rares artistes qu´on achète pour ce que racontent ses textes et pour l´agilité de ses phrases musicales. Seul Pierre Rosély aura fait mieux en ce temps-là avec "Marylou". Lancée au plan national, il est vrai. Alors que les disques Jackman, enregistrés à Saint-Denis, gravés à Madagascar, ne bénéficient d´aucune promotion particulière, le nom de l´interprète ou du parolier étant la meilleure des garanties. Quand Cladère stoppe ses activités en 1978, le Sudiste fait une excursion aventureuse et néanmoins profitable au studio "Royale" de Saint-Joseph. Le temps de deux 45-tours, il côtoie le multi-instrumentiste Mahay Dera et ses amis musiciens malgaches. Avant d´enregistrer en 1981 son unique 33-tours (doublé d´une cassette) chez Jackman, pour lancer son nouveau groupe "Odyssey". 1981 est aussi l´année où Danielle, qu´il a épousée le 29 avril 1972 (la seule date qu´il n´oublie pas), lui offre un double cadeau juste avant les traditionnelles fêtes : Corinne et Thierry. L´année suivante, nouvelle excursion, cette fois dans l´Est au studio "Piros" de Pierre Rosély, pour deux 45-tours également, accompagnement et arrangements signés Marco Payet. C´est aussi l´année où il se produit à Paris. Les jumeaux requérant son attention à la maison, alors que sa petite famille comprenait déjà David, Isabelle et Éric, l´artiste en profite pour prendre du recul. Sans pour autant cesser d´écrire, il s´éloigne des studios et des scènes. Mais on sent que ça le démange. Aussi la dernière année de la décennie 1980 voit-elle la parution de pas moins de deux cassettes et d´un 45-tours avec les duos "Rode un piston" et "Vivons le présent", enregistrés en amateur. Remis en selle, il retourne en métropole, où il compte pas mal de fidèles et pas seulement dans la communauté réunionnaise. Nouvelle cassette en 1990-1991 avec son "JL band". Juste avant la sortie de son premier CD "Pour le meilleur et pour le pire" en 1992, où l´on découvre le cristal d´Isabelle. Son père lui concocte même un album solo entier, qui ne verra pas le jour, la fifille étant trop affairée à ses chères études en métropole. Depuis, elle a grandi et les chansons prévues ne lui ressemblent plus. En 1994, Jacky forme "les Matous" et enregistre chez Oasis "J´ai ri !...", un CD bourré d´humour, qui confirme ses dons d´observateur. Avant de s´associer avec Philippe Lauret pour monter un home-studio et d´enregistrer le CD "Du rêve au souvenir". Deux ans après, il profite de la création du studio Skyjump´s de la Plaine-des-Cafres pour tester quatre nouveaux titres à l´occasion de la "Saint Valentin"... N´ayant depuis longtemps plus rien à prouver, désireux de donner leur chance à de nouveaux talents, Jacky s´assure la collaboration de la pianiste non voyante Carole Lauret, avec qui il forme le duo "les Loves". Ils animent bals rétros et dîners dansants. Stimulé, il réinvestit dans un petit home-studio, revigore ses anciennes compositions et enregistre avec elle un CD confidentiel. Encore quelques disques, dont "Pass´ la main", qui annonce la couleur. Enfin, ces derniers jours, à l´approche de ses quarante années de chansons, grâce à José Payet, il effectue un magistral come-back avec un prestigieux double-album 40-titres enregistrés au studio Oasis à la Rivière, pour la collection "Prestige" dans la catégorie "Mémoire musicale de la Réunion". "Lé bo la vie" annonce plein de projets. Ainsi, pour avant la fin de l´année, l´auteur-compositeur Jacky Lechat nous réserve une surprise de taille. Disons seulement qu´il sera à nouveau à la fête avec un CD-12 titres spécialement conçu clés en mains pour le grand come-back - après un trop long retrait - d´une grande chanteuse qui connaît la couleur de l´amour. Vous l´aurez certainement devinée...

Une foisonnante discographie

Dans la foisonnante discographie de Jacky Lechat, citons les principaux enregistrements dans lesquels il intervient aussi comme interprète, seul ou en duo, accompagné à ses débuts par le Club Rythmique, puis parfois par des orchestres qu´il a montés, des requins de studio ou des musiciens de rencontres : o 45-tours "Chante Noël" : "Papa Noël" et "Bonne année" (Jackman, 1975) ; o 45-tours "L´amour va toué a moin" et "Pauvre marmaille" (Jackman, 1976) ; o 45-tours "L´argent carnet" et "Arrête fais le cagnard" (Jackman, 1977) ; o 45-tours "Mi retourne eq´ toué" (ou "Liliane, Liliane") et "Le plombier" (Royale, 1979) ; o 45-tours "Là-bas l´est pas la lune" et "Joyeux Noël" (Royale, 1980) ; o 33-tours et cassette "L´argent le problème" (Disques Jackman, "Les grands noms du séga - vol. 3, Jacky Lechat et le groupe Odyssey", 1981) ; o 45-tours "Qui n´aurait dit" et "Une aventure" (Jackman) ; o 45-tours "Un fer dans le nez" et "Crache pas en l´air" (Jackman) ; o 45-tours "Le gendre du patron" et "Trouve le papa" (Piros, 1982) ; o 45-tours "J´ai choisi" et "Le secret de notre bonheur" (Piros, 1983) ; o 45-tours en duo avec Gisèle, "Vivons le présent" et "Toi-moi (tous les deux)" (Playa-Sound, 1988) ; o Cassette (avec Gisèle) : "Quelle destinée", "Vivons le présent" (avec Gisèle), "Pause goûter, pause pipi", "La corde au cou", "Danse not´ maloya" (de P. Payet), "Pour nous, reviens" et "Toi, moi, tous les deux" (Playa-Sound, 1988) ; o Cassettes "Jacky Lechat" et 45-tours "Rode un piston" et "Vivons le présent" (1989, Playa-Sound) ; o Cassette "Jacky Lechat et le JL band" : "Fais le jacquot", "Écoutez vos enfants", "Assé eq´ l´Rmi", "Trop assistés", "Nous aussi capable" (instrumental), "Cirque politique", "Unis pour la vie" (avec Isabelle), "Nous aussi capable", "Enfants de l´amour" (Discorama, 1991) ; o CD "Une heure avec Jacky Lechat" (avec la participation d´Isabelle et du JL band) ; o CD-14 titres "Pour le meilleur et pour le pire" en duo avec Isabelle Lechat (Oasis, 1992) ; o CD "J´ai ri !..." par "Jacky Lechat et les Matous" (Oasis, 1994) ; o CD-9 titres "Du rêve au souvenir" (auto-production, 1995) ; o CD-4 titres "Saint Valentin" : "Pas plus !... Pas moins !...", "Saint-Valentin", "Je préfère te dire" et "La caze Bel´Maman" (Skyjump´s, 1997) ; o CD-12 titres accompagné par Carole Lauret ("Les Loves, variétés avec Carole & Jacky") : "Tu m´as donné tes seize ans", "Vedette sans moteur... !", "Farida", "Histoire de fruits", "Mes vérités et moi", "Pour nous reviens", "Fausse lettre", "Noces d´argent", "Ma maman c´est toi", "J´ai réussi ma vie", "Moin la rêvé" et (en duo avec Isabelle) "Pour le meilleur et pour le pire" (home-studio, 1999) ; o CD "Le best of - vol. 1" (home-studio, 2001) ; o CD-6 titres "Spécial mariage" (home-studio, 2001) ; o CD-7 titres "Un quart de siècle" (home-studio, 2005) ; o CD "Pass´ la main" (home-studio, 2001) ; o CD "Jacky Lechat - "Chaquene son rang" ("enregistré et conçu en amateur"). Tous ces 45-tours sont aujourd´hui introuvables dans le commerce. Il en est de même des cassettes (denrées hautement périssables !) que Jacky a enregistrées dans les années 1980 et 1990, pour offrir à ses inconditionnels plus de deux titres à la fois. "Il faut une motivation pour publier." Bizarrement, il n´aura publié qu´un unique 33-tours, devenu rarissime. Contre une bonne dizaine de CD, eux-mêmes devenus rares pour la plupart. "J´ai la chance d´avoir un public fidèle..."

Sa langue "n´a point le z´os"

L´actualité de son île, son voisinage, sa vie professionnelle comme sa vie familiale n´ont aucun secret pour lui. Il lui suffit d´observer et d´écouter. Il se renseigne, se documente. Rien n´échappe à son oeil acéré. Toujours la soif d´apprendre, inculquée par l´école des frères ! Il emmagasine, passe à la moulinette, digère et ressert le tout... en chansons. C´est ça la méthode Jacky Lechat. Les guéguerres, la misère, les petites misères. Les "emprofitèrs", les "abisèrs", les "gratèrs d´ki", les "tirèrs d´ défauts", les "crachèrs en l´air", les "plérèrs", les "emplaingnèrs", les jamais contents. Bref, tous ceux qui nourrissent les travers de ses contemporains. Mais sans être misérabiliste. "Mentèrs i devient volèrs". "Abuser, c´est voler". L´inspiration ? La vie de tous les jours, le vécu, la réalité, répond-il. Ce qu´il dit dans ses textes ne plaît pas toujours à tout le monde, surtout quand il se montre engagé, mais il revendique sa liberté de dire tout haut ce qu´il voit, entend ou pense. "Ça ne m´intéresse pas de plaire à tous, ça n´aurait pas de charme. Je fais confiance à des idées, mais pas aux hommes tant que ceux-ci n´ont pas fait leurs preuves." C´est ainsi qu´il a refusé d´enregistrer le séga qu´il avait écrit sur commande pour la venue du président Giscard d´Estaing dans l´île. "Je suis reconnaissant à mon public, que je cataloguerai de public classe. Même sur le podium, ce public qui me suit ne se retrouve pas au milieu du public très populaire." Jacky Lechat moucate. Il aime "farcer". C´est sa fantaisie. Il raille, mais jamais ne déraille. Son goût de la dérision, son humour ont fait son succès. Il se bat aussi contre la couillonnisse. Grand observateur de la société, dès ses premières publications, il est catalogué comme le nouvel observateur. Personne d´autre que lui ne s´est aventuré à la décrire comme lui : il ne passe pas par quatre chemins pour dire. Il ne connaît que la chanson pour clamer haut et fort. Et sa langue "n´a point le z´os" !

Une foule d´interprètes

Parmi les interprètes à qui Jacky Lechat a confié des chansons, citons, à ses débuts : o Maxime Laope et Benoîte Boulard : paroles de "Not´ bon vieux temps" (Jackman, 1976) ; o Ray Gramont : paroles et musique de "Z´enfants détestés" et "Dis merci ton papa" (Jackman, 1977) ; o Joëlle Paris : paroles et musique de "La bague au doigt" et "Arrange a toué Dany" (Jackman, 1977) ; o Michou Burter : paroles de "Pour toi" (Issa-Disques, 1977) ; o Georges Amaury : paroles et musique de "Chacun son misère" et "Tonton pop" (Jackman, 1977) ; o Pierrette Payet : paroles et musique de "La perle de l´océan" et "Ça même l´amour" (Jackman, 1977) ; o Michel Adélaïde : paroles et musique de "Noémi i veut un l´auto" et "Mi prend précaution" (Jackman, 1977) ; o William Justine : paroles et musique de "La bonne secrétaire" et " I faut guette a nous" (Issa-Disques, 1977) ; o Marie-Armande Moutou : paroles et musique de "La mort de P´tit Pierre" et "Tu crois trop le sort" (Jackman, 1978) ; o Sully Ducap : paroles et musique de "Courage bâtard" et "Rien comme avant" (Jackman, 1979)...


Sulliman Issop du jir